L’expertise de l’IVI sur les coronavirus

Battle corona web

Les coronavirus présentent un risque et un danger non seulement pour l’être humain, mais aussi pour de nombreuses espèces animales en Suisse.

  • Ils ont un potentiel zoonotique, c’est-à-dire qu’ils sont transmissibles à l’être humain.
  • Des animaux jouent le rôle de réservoirs ou d’hôtes intermédiaires.

Faute de vaccins pour toutes les maladies à ce jour et dans l’éventualité de retombées importantes pour l’économie, il est indispensable de mener des travaux de recherche sur les coronavirus à des fins de contrôle et de prévention.

 

Tâches de l’IVI

  • Préparation aux foyers de coronavirus (virus de la diarrhée épidémique porcine DEP) et de coronavirus zoonotiques (MERS-CoV, SARS-CoV-2).
  • Développement de méthodes de diagnostic.
  • Développement de vaccins.
  • Développement d’antiviraux.

Actuel

Covid 19 : un candidat vaccin à vecteur viral plus efficace

Face à la pandémie due au SARS-CoV-2, de nombreux projets de recherche ont été lancés pour développer des vaccins visant à lutter contre ce nouvel agent pathogène. Dans une récente publication parue dans le journal npj vaccines du groupe Nature, des scientifiques de l’Institut de virologie et d’immunologie (IVI) et de l’Université de Berne présentent un candidat vaccin contre le COVID-19 utilisant le virus de la stomatite vésiculaire (VSV) comme vecteur viral. Leurs travaux montrent que des vaccins contre le COVID-19 vectorisés par le VSV injectés par voie intramusculaire aux souris induisent de fortes réponses anticorps contre la proteine spike S du SARS-CoV-2 si la glycoprotéine G du VSV est ajoutée au vecteur viral.

Communiqué de presse

Infographie  vaccin vecteur VF final mit copyright
Infographie : Grâce à ce vaccin optimisé, les souris immunisées étaient totalement protégées face à une dose létale de SARS-CoV-2 administrée par voie nasale et partiellement protégées en cas d’exposition au variant Delta du SARS-CoV-2.


Nouveau modèle in vitro : une méthode alternative à l’expérimentation animale

infographie web

Dans le cadre de sa recherche sur le placenta humain comme cible du SARS-CoV-2 (Fahmi et al, 2021), l’équipe de recherche de PD Dr. Marco Alves (Institut de Virologie et d’Immunologie IVI et Université de Berne) a développé un modèle in vitro du placenta humain. Ce modèle physiologique fourni la plateforme nécessaire pour ouvrir la voie à un remplacement significatif des approches in vivo lors de l'évaluation des mécanismes physiopathologiques des virus causant des infections durant la grossesse. Ce nouveau modèle contribue à promouvoir le principe des 3R, qui vise à remplacer, réduire et affiner les expériences sur les animaux, et plus particulièrement le principe du remplacement.

En publiant la méthode exacte dans la revue scientifique STAR Protocols (Fahmi et al., 2022) telle qu’elle a été développée, d’autres équipes de scientifiques pourront reproduire cette technique – ce qui contribuera à terme à diminuer l’utilisation d’animaux chaque fois que c’est possible.

Les expériences sur les animaux sont autorisées uniquement s’il n’existe aucune méthode alternative permettant d’apporter une réponse à la problématique posée. L’Institut de virologie et d’immunologie IVI s’engage pour le développement de méthodes alternatives.

Légende infographie

Méthode du nouveau modèle in vitro : du prélèvement placentaire à la culture du tissu ce qui permet  d’étudier le placenta humain, par exemple, après une infection au SARS-CoV-2.

 


corona et palcenta

Le placenta humain, une cible du SARS-CoV-2

Que se passe-t-il dans le placenta humain après une infection au SARS-CoV-2 ? Les équipes de recherche de l’IVI et du CHUV ont pu déterminer d’une part que les cellules du placenta humain pouvaient être infectées par le SARS-CoV-2, et d’autre part que le virus pouvait y proliférer et infecter les cellules placentaires avoisinantes.


Dernière modification 02.08.2022

Début de la page

https://www.ivi.admin.ch/content/ivi/fr/home/themen/corona.html